Depuis que mes souvenirs me le permettent je me souviens d'avoir vu ma grand-maman maternelle tricoter des chausettes. Elle éleva sa famille de 14 enfants, en veuve vaillante qui cultive la terre et qui habille sa progéniture avec la laine de ses moutons. Elle a tricotté de grosses chaussettes de laine d'habitant jusqu'a sa mort, à un âge avancé, quêtant de la laine a qui voulait bien alimenter ses aiguilles quand les moutons furent depuis longtemps disparu.

J'ai du hériter de ce travers obsessionnel.
J'ai commencé a tricotter avant l'âge scolaire et je n'ai jamais vraiment cessé depuis.
Cette activité manuelle me procure un réel bien-être intérieur et un plaisir créatif qui alimentent
surement la source de cette passion bienfaisante.

J'ai commencé a tricoter des chausettes pour bébé pendant une sabatique en Europe ou j'en ai produit une bonne cinquantaine avec les laines des pays que je traversais pour la simple raison que l'équipement ne prenait pas beaucoup de place.

Je les ai toujours données aux futurs mamans que je croisais jusqu'a ce qu'une amie artiste ainsi que ma designer de fille me poussent a les vendre. Ma fille m'a aidé, avec son équipe, a trouver une façon de présenter tout ca joliement. Je lui dois tout le coté design du produit.

Sans elle nous ne parlerions pas ici de chausettes.
J'ai mis plusieurs mois avant de vendre une premiere paire à tante Claire, emballée par mon travail...
C'est ainsi que j'ai trouvé le courage de présenter mon petit travail à Azamit qui organise le Souk@sat et qui m'a gentiement accepté comme exposante 2007 et ou j'ai recu une réponse inespérée du public.
> voir les photos du souk 2007

J'ai maintenant quelques boutiques qui proposent mes petits petons.

Chaque paires que je crée résulte d'un coup de foudre et s'impose spontanément...

Mon plus grand plaisir est le résultats du mélange des couleurs.

Comme si, de chacune, une personnalité propre se créait.